Finances des collectivités locales

Finances des collectivités locales

Un rapport biaisé d’entrée

de jeu

Communiqué de presse

En Mars, Gabriel Attal commandait à la Cour des comptes un rapport pour « évaluer » la trajectoire financière des collectivités locales au regard de la loi de programmation des finances publiques 2023-2027. Pour rappel, cette orientation, sans aucun accord ni aucune discussion avec les collectivités, aboutissait à faire reposer sur les collectivités la moitié de l’effort de l’État, avec un volume d’excédents supplémentaires à réaliser à hauteur de 17Mds d’euros en 4 ans.

Cette trajectoire était biaisée d’entrée de jeu parce qu’impossible à tenir. Surtout, l’État est de nouveau pris en flagrant délit d’injonctions paradoxales.

Le cour de l’analyse est biaisé : pointer la hausse très importante des dépenses d’investissement par rapport à 2022 est un non-sens. Nous sommes précisément l’année du pic d’investissement, au mitan du cycle institutionnel. Elles augmentent cette année et c’est heureux : les collectivités, qui réalisent 75% de l’investissement public, demiers soutiens de nombreux secteurs économiques, tiennent donc leurs engagements pris devant les Électeurs.

Mais au-delà, l’État ne cesse d’adresser aux collectivités des injonctions paradoxales. D’un côté, il leur ordonne des dÉpenses nouvelles, de l’autre il leur reproche ces augmentations.

Reprocher la hausse des dépenses de fonctionnement témoigne bien d’une injonction paradoxale : hausse de l’électricité, des matières premières, mais aussi parce que l’État lui-même a décidé d’augmenter -à juste titre- le point d’indice, c’est-à-dire les salaires. Les dépenses sont surtout durablement à la hausse du fait de transferts de compétences à bas bruit: les préfectures demandent de créer ou étoffer les polices municipales, mettre en place des schémas de petite enfance, de faire face à la hausse sans précédent du nombre d’enfants placés, etc.

Reprocher la hausse des dépenses d’investissement témoigne là encore d’une injonction paradoxale : Elles augmentent également sur les 8 premiers mois de 2024. Mais comment ignorer que l’État, face au « mur d’investissement » pour financer la transition écologique et faire face au choc du vieillissement, demande précisement aux communes d’emprunter. « Elles ont des marges » dit-on à Bercy, à Matignon, à la Caisse des dépôts.

Qu’on s’entende bien : l’État est déficitaire parce que son budget n’est pas à l’équilibre. Les collectivités ont un budget équilibré, mais leur endettement, au sens des critères de Maastricht, apparaît comme un déficit dans les comptes consolidés de la France. Dit autrement, l’État d’un côté demande aux collectivités d’emprunter davantage, de l’autre côté il le leur reproche !

Plus fondamentalement, les disparités financières entre collectivités sont croissantes, les doublons avec l’État perdurent. C’est sur ces points que nous attendons que l’alliance minoritaire des libéraux et des conservateurs s’attaque pour améliorer l’efficacité de la dépense publique.

Intervention au Sénat sur les départements

Intervention au Sénat sur les départements

Article, mai 2024

Depuis les décentralisations, la forme d’intervention de l’État social a éclaté : Départements, CAF, ARS, Tribunaux, Éducation Nationale, quelques fois EPCI, … L’État social est protéiforme et non coordonné. Les acteurs sont chacun dans leur couloir. Pour que ça marche, il faut un seul chef des politiques sociales, c’est-à-dire affirmer clairement le chef de filât des Départements, y compris sur les services de l’État.

Déverrouillons ensemble notre République

Déverrouillons ensemble notre République

Tribune, Nouvel Obs, juillet 2024

Le Nouvel Obs a publié une tribune que j’ai initiée avec mon collègue Ronan DANTEC.

C’est à partir du fond que doit se constituer un espace de stabilité pour le pays.

Le résultat des urnes est clair. Le Nouveau Front Populaire est arrivé en tête grâce aussi au mécanisme du front républicain. C’est donc de cette double légitimité que doit procéder la future majorité.

Pour construire des compromis, nous avons besoin de rééquilibrer l’organisation des pouvoirs. C’est dans cette perspective que se sont retrouvés l’ensemble des signataires, de Dominique VOYNET aux anciens ministres Barbara POMPILI et Stéphane TRAVERT. Signée par une cinquantaine de parlementaires et élus écologistes, socialistes, de Place publique, Divers gauche et macronistes, de nombreux élus locaux se sont également engagés, et notamment en Maine-et-Loire les maires Jérémy GIRAULT, Paul HEULIN, Lamine NAHAM et Jean-Charles PRONO.

Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ)

Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ)

Le gouvernement démissionnaire aggrave la situation de la protection des mineurs

Communiqué de presse, août 2024

Le Covid a aggravé la situation déjà dramatique de la protection des mineurs : l’éclatement des familles, les angoisses provoquées par les confinements et l’absence des cadres sociaux habituels ont fait exploser le nombre d’enfants pris en charge. D’un côté, les Départements ne parviennent plus à faire face pour sécuriser tous les enfants en danger. De l’autre côté, la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), qui assure la prise en charge pénale des mineurs auteurs de crimes et délits, voit son budget sabré par Bercy en plein cœur de l’été.

Cette situation de la PJJ est catastrophique. Les organisations syndicales appelant unanimement à faire grève ce jour rejoignent mes préoccupations de parlementaire à la Commission des finances. En effet, l’absence totale de maîtrise du budget de l’Etat par la Macronie a conduit à des dérapages excessifs fin 2023. Ceux-ci requéraient un budget rectificatif dès le mois de février 2024. Or, le Président et le Gouvernement ont refusé cette option, laissant dériver la situation. Par un décret du 10 février 2024, Bruno LE MAIRE a procédé sans le moindre contrôle parlementaire à de premières coupes budgétaires à hauteur de 10 milliards d’euros sur les 25 milliards nécessaires. De nouveau sans contrôle de l’action budgétaire du Gouvernement, et alors même que le Président procédait à une dissolution, Bercy a enjoint chaque ministère début juillet à de nouvelles coupes sans aucune discussion sur la globalité du Budget. 

Ainsi, la PJJ, qui en février n’était concernée que par des impacts sur son budget de fonctionnement, voit aujourd’hui sa masse salariale attaquée et ses effectifs contractuels non renouvelés. Que vont devenir ces enfants délinquants dorénavant moins encadrés ? 

La nomination d’un gouvernement afin d’avoir des interlocuteurs devient urgente. Afin d’y voir plus clair budgétairement, j’ai adressé ce jour une question écrite à Bercy.

Il est clairement paradoxal d’entendre d’un côté Gabriel ATTAL, Gérald DARMANIN, Edouard PHILIPPE, etc… dire urbi et orbi que la justice des mineurs est une priorité et de voir « en même temps » ces coupes budgétaires hallucinantes et la baisse des encadrants des mineurs sanctionnés par la justice. Manifestement, ces actes politiques illustrent que le gouvernement démissionnaire ne se contente pas de gérer les affaires courantes mais continue de rendre des arbitrages dans le flou le plus total et sans aucun contrôle démocratique. Afficher la juste priorité des mineurs doit se traduire dans les faits.

Élections Européennes

Élections Européennes

Pour les élections européennes : Grégory Blanc soutient la liste écologiste de Marie Toussaint

Communiqué de presse, juin 2024

Les élections européennes du 9 juin prochain sont déterminantes pour notre avenir et  l’Europe sociale tant attendue doit enfin émerger. La transition écologique ne peut être qu’une affaire de lois et règlements contraignants, l’accompagnement budgétaire doit être un levier pour passer le cap.

J’ai longuement hésité entre la liste social-démocrate de Raphaël Glucksmann et celle écologiste de Marie Toussaint, tant les deux sont proches quant à leur vision de l’intégration européenne. Je me suis engagé en faveur de Marie Toussaint (EELV-Les écologistes) afin d’assurer la mise en œuvre du “Green Deal” et réussir en Europe la transition écologique. La France a besoin d’élus écologistes à Bruxelles…

Mission Pouvoirs Publics

Mission Pouvoirs Publics

Mon rapport « Pouvoirs publics »

Rapport, 23 novembre 2023

Ce rapport détaille les dotations attribuées à la présidence de la République, aux assemblées parlementaires, au Conseil constitutionnel et à la Cour de justice de la République. Malgré des efforts de maîtrise des dépenses, les dotations ont augmenté en 2022 et 2023, avec des hausses de 4,90% pour la présidence de la République, 3,35% pour l’Assemblée nationale et 2,28% pour le Sénat. En 2024, les crédits demandés augmentent de 5,69%, principalement en raison de l’inflation persistante et d’importants investissements patrimoniaux. La hausse des dotations varie selon les institutions, avec une augmentation notable de 10,96% pour la présidence de la République, 6,42% pour l’Assemblée nationale, 2,07% pour le Sénat et 34,86% pour le Conseil constitutionnel.

Le coût par Français des institutions de la mission «Pouvoirs publics» est estimé à environ 16,50€ par an. Je travaille à la construction d’indicateurs pour mieux comparer d’autres organismes équivalents en Europe pour informer davantage les citoyens sur la qualité des institutions. En matière environnementale, je salue les plans de transition énergétique et écologique des pouvoirs publics mais je regrette l’absence de budgets verts. Les institutions, confrontées à l’entretien de leur patrimoine historique, ont augmenté leurs dépenses d’investissement. Pour éviter l’épuisement des réserves, des hausses de dotations sont nécessaires, et le maintien d’un haut niveau d’investissement constitue une préoccupation à moyen terme.

Retrouvez mon rapport à ma permanence parlementaire ou en ligne https://www.senat.fr/rap/l23-128-323/l23-128-323-syn.pdf