Le Salon Européen du Réemploi : Repenser l’Économie par l’Usage plutôt que par la Possession

Le Salon Européen du Réemploi : Repenser l’Économie par l’Usage plutôt que par la Possession

Le Salon Européen du Réemploi : Repenser l’Économie par l’Usage plutôt que par la Possession

Un constat partagé, une urgence collective

Les 18 et 19 mai 2026, se tenait à Paris la #REuseEconomyExpo, le Salon Européen du Réemploi. Un événement clé pour les acteurs engagés dans la transition vers une économie plus durable, où j’ai eu l’opportunité d’échanger avec des pionniers de l’économie de la fonctionnalité et d’autres modèles innovants.

Un constat unanime est ressorti des discussions : la politique d’économie circulaire, telle qu’elle a été structurée ces cinq dernières années, reste trop focalisée sur l’aval — c’est-à-dire la gestion des déchets — alors que l’enjeu réel se situe en amont, dans la conception des produits et les modèles économiques qui les sous-tendent.

 

L’Économie de la Fonctionnalité : Une solution gagnante pour tous

Vendre l’usage plutôt que la possession n’est pas seulement une tendance, mais une révolution économique et écologique. Voici pourquoi ce modèle séduit de plus en plus d’entreprises et de consommateurs :

Pour les entreprises :

  • Lisibilité accrue : Des offres plus claires et alignées sur les besoins réels des clients.
  • Fidélisation renforcée : Un lien plus durable avec les utilisateurs, basé sur la qualité du service plutôt que sur la vente ponctuelle.
  • Sécurisation des actifs stratégiques : Meilleure maîtrise de la chaîne de valeur et réduction des risques liés à la surproduction.

Pour les consommateurs :

  • Coût réduit : Accès à des biens ou services de qualité à un prix plus accessible.
  • Flexibilité : Possibilité d’adapter son usage à ses besoins sans engagement long terme.

Pour la planète :

  • Réduction de l’empreinte environnementale : Moins de production, moins de déchets, et une optimisation des ressources.

Des échanges concrets pour accélérer la transition

La #REuseEconomyExpo a été l’occasion de partager des retours d’expérience concrets et d’explorer des leviers pour passer à l’échelle. Parmi les temps forts :

🔹 Les 10 leviers pour déployer l’économie de la fonctionnalité à grande échelle Avec Célia Rennesson (GS1), nous avons discuté des outils et standards nécessaires pour industrialiser ces nouveaux modèles.

🔹 Les enjeux comptables et financiers : comment financer la transition ? La Nef (banque éthique) et le Crédit Coopératif ont partagé leur vision pour accompagner les entreprises dans cette mutation, avec des solutions adaptées aux modèles circulaires.

🔹 Une dimension européenne : vers une harmonisation des pratiques L’alliance New ERA (New European Reuse Alliance) a souligné l’importance d’une coopération transfrontalière pour créer un cadre favorable au réemploi et à l’économie de la fonctionnalité.

🔹 Retours d’expérience inspirants
Des acteurs engagés ont partagé leurs succès et défis :

  • VoltR : Solutions pour la mobilité électrique partagée.
  • EC2027 : Un collectifs pour un quinquennat dédié à l’économie circulaire.
  • HomeCycle.fr : Location et réemploi de meubles.
  • Lib et Lou ♾ : Location de jouets et jeux pour une consommation responsable.
  • RCube.org : Réemploi et recyclage des déchets électroniques.
  • Citwell et Easy Cash : Modèles innovants pour allonger la durée de vie des produits.

16 Propositions pour accélérer la transition

Pour aller plus loin, mon rapport « Économie de la fonctionnalité : état des lieux d’un modèle conciliant croissance et transition écologique » propose 16 recommandations concrètes pour :

  • Sensibiliser les entreprises et les consommateurs.
  • Adapter les cadres réglementaires (comptabilité, fiscalité, normes).
  • Développer des outils financiers dédiés.
  • Renforcer la collaboration entre acteurs publics et privés.
Économie de la fonctionnalité : états des lieux d’un modèle conciliant croissance et transition écologique

Économie de la fonctionnalité : états des lieux d’un modèle conciliant croissance et transition écologique

Économie de la fonctionnalité : états des lieux d’un modèle conciliant croissance et transition écologique

Ce lundi 11 mai 2026, je publie le rapport collectif que j’ai coordonné, intitulé Économie de la fonctionnalité : états des lieux d’un modèle conciliant croissance et transition écologique.

Fruit de plusieurs mois de travail, nous proposons 16 recommandations, réparties en 4 axes de travail :

  • Sécuriser le modèle
  • Utiliser la puissance publique comme moteur du changement
  • Faciliter l’accès au financement 
  • Réformer le cadre comptable

Je remercie personnellement les universitaires, institutions, associations et entreprises qui ont accepté de témoigner et de partager leur analyse sur le potentiel de ce modèle économique résilient : CCI de Maine et Loire, Béatrice Bellini, Lionel Benezech, Fabrice Bonnifet, Nathalie Boyer, Christian BRUÈRE, Cédric CONRAD, Vincent Dargenne, Muriel DUGUAY, Marjorie Eeckhoudt, Yann de Feraudy, Francois Johnston, Guilhem Juteau, François-Michel Lambert, Angers Technopole, Jérôme Payonne, Stéphane Prudhomme, Alban Regnier, Walter R. Stahel, Lucie Suchet, Corinne Jeuch Trommsdorff Juliette Astoul

Retrouvez le rapport complet ci-dessous : https://www.gregoryblanc.fr/wp-content/uploads/2026/05/RAPPORT-EFC-.pdf

Plan de stabilité à moyen terme : la France navigue à vue

Plan de stabilité à moyen terme : la France navigue à vue

Plan de stabilité à moyen terme : la France navigue à vue

J’ai refermé le rapport d’avancement du PSMT 2025-2029 avec une certitude : ce gouvernement n’a pas de politique budgétaire. Il a tout au plus une technique de survie.

Un constat accablant : l’effondrement en chiffres

117 % du PIB de dette. +4 milliards d’euros sur les intérêts. 0,9 % de croissance. La consommation, l’investissement et le commerce extérieur en berne. Les comptes sont là, implacables. Pourtant, ce qui sidère, ce n’est pas l’état des finances publiques. C’est le vide abyssal du document.

Aucune réforme structurelle. Aucune trajectoire fiscale documentée. Aucun calendrier. Rien que des constats que nous connaissons tous par cœur. Depuis trois ans, le cycle se répète : on vote un budget insincère, puis on l’annule à coups de décrets d’annulation quelques semaines plus tard. À quoi bon tenir des perspectives quand on peut simplement raboter ? Cette absence de politique est ce qui nous fait stagner.

L’hypocrisie écologique : entre discours et réalité

Le rapport appelle à réduire notre dépendance aux hydrocarbures face au choc de la guerre en Iran. J’y adhère. Pourtant, depuis 2024, 20 % des coupes totales ont frappé l’écologie. Le fonds vert ? Passé de 2 milliards à 650 millions d’euros. Rénovation thermique, énergies renouvelables, mobilité durable : plus des priorités. Tous les leviers stratégiques de souveraineté énergétique ont été sabrés.

Comment croire en une transition écologique quand les actes contredisent les mots ? La crédibilité d’une politique se mesure à ses arbitrages. Ici, le message est clair : l’urgence climatique passe après l’urgence comptable.

Le problème n’est plus conjoncturel, il est institutionnel

La méthode est enrayée. Quand il n’y a pas de majorité à l’Assemblée, quand le pilotage est rendu impossible par l’empilement des crises, il faut des outils différents. Depuis octobre 2025, je le martèle : il est temps de revoir le contrôle du Parlement sur l’exécution budgétaire. Il faut créer un nouveau véhicule législatif centré sur l’équilibre des finances publiques.

L’enjeu n’est pas technique. C’est une question de LOLF, oui, mais surtout une question de sérieux. Comment garantir un diagnostic partagé et un contrôle démocratique réel de l’exécutif ? Sans cela, nous resterons prisonniers de l’improvisation permanente.

Des rencontres de l’EFC dans les territoires

Des rencontres de l’EFC dans les territoires

Des rencontres de l’EFC dans les territoires !

Le Collège des Directeurs du Développement Durable (C3D) organisait ce 5 février un colloque sur le financement de l’économie de la fonctionnalité et de la coopération (EFC). 

L’occasion pour moi d’intervenir en conclusion afin de revenir sur mon action des derniers mois et présenter les prochaines étapes.

Je remercie les organisateurs de ce colloque : Fabrice Bonnifet, Luce Gramond, Christian BRUÈRE, Luc Teerlinck, Eléonore BLONDEAU, Laurent BABIKIAN, Stéphanie Flacher, François-Michel Lambert… Ce 1er temps a donné le GO à une belle aventure qu’il nous appartient d’écrire ensemble.

A cette occasion, j’ai annoncé la création d’un groupe transpartisan de parlementaires auxquels je convie d’ores et déjà Philippe Bolo , Charles Fournier, Marietta KARAMANLI et Graziella Melchior qui ont partagé leur perspectives sur le sujet.

D’autres temps forts arrivent :
En mars je copublierai avec la Fondation Jean-Jaurès une large étude qui présentera les grands débats et perspectives de l’EFC ;
Le 27 avril, j’organiserai un colloque à Angers en partenariat avec la CCI de Maine et Loire.
Le 14 septembre, un colloque au Sénat présentera les propositions remontées des territoires, en perspectives du projet de loi de finances 2027.

Il s’agit désormais d’accélèrer la transition vers ce business model permettant de concilier durabilité et efficacité économique.

Question au gouvernement : soutien aux artisans

Question au gouvernement : soutien aux artisans

Question au gouvernement : soutien aux artisans

Ce mercredi après-midi, j’ai interpellé le ministre du Logement.

Les artisans du bâtiment manifestaient ce matin à Angers, et devant toutes les préfectures de France.

Ce qu’ils demandent et que j’ai demandé : que le décret en discussion depuis de nombreux mois soit enfin pris pour :

➣ assouplir l’accès aux chantiers ;

➣ parallèlement renforcer les contrôles sur site pour vérifier le travail réalisé et la bonne utilisation de l’argent public.

Oui, il faut garantir et préserver des normes ambitieuses écologiquement : la simplification, ce n’est pas moins de normes, c’est moins de paperasse.

Élargir le nombre d’entreprises qualifiées RGE, c’est favoriser les rénovations dans chaque territoire. C’est bon pour l’emploi, c’est bon pour la planète !

Prisons / Le Plan 18 000 places de prison d’ici à 2027 prévu par le gouvernement est irréaliste.

Prisons / Le Plan 18 000 places de prison d’ici à 2027 prévu par le gouvernement est irréaliste.

Prisons / Le Plan 18 000 places de prison d’ici à 2027 prévu par le gouvernement est irréaliste.

Les chiffres sont clairs : seules 766 places/an sont vraiment mises en service. Cet écart entre annonces et réalité alimente la crise carcérale.

À Angers comme ailleurs, la surpopulation carcérale met en échec les efforts déployés. Conditions de détention, agents pénitentiaires, réinsertion… s’en trouvent affectés.

On a besoin de clarté. J’ai donc défendu des amendements de sincérité budgétaire pour avoir des objectifs crédibles, plutôt que des promesses jamais tenues.

Visionnez mon intervention :

Et la réponse du Ministre de la justice :