Prison de Loire-Authion : mes conclusions
Mon travail publié à Terra Nova visait également à mieux comprendre les blocages autour de centre pénitentiaire de Loire-Authion. Ils sont évidemment d’ordre financier : 250 millions d’euros hors frais de fonctionnement… quand l’État n’a plus d’argent, ça coince.
Aujourd’hui, Bercy est seul décideur en vrai des évolutions carcérales du Pays.
Voilà pourquoi je propose une autre voie, à budget constant, pour qu’on donne la priorité au niveau bâtimentaire à ce qui marche : rénover les 8 établissements les plus dégradés, en reconstruire 4, comme Angers, lorsque la rénovation est impossible. Deux constats :
Redimensionnons le projet à 500 places
Les méga-prisons de 850 places sont des usines du crime. Ce modèle ne fonctionne pas. Il est urgent de défendre un modèle autour de 500 places, à taille humaine, où le travail des surveillants fait sens, où l’accueil des familles est réel, où la détention s’effectue dans des conditions plus favorables à la réinsertion.
Conservons le quartier de semi-liberté (QSL) en centre-ville d'Angers
En effet, on ne libère pas des détenus le matin « au milieu du désert » pour qu’ils se réinsèrent. Les QSL en périphérie, ça ne marche pas : l’accès permanent aux soins, aux administrations, aux zones d’emploi, doit être réel. Voilà pourquoi Meaux ne fait pas le plein, ou pourquoi Condé-sur-Sarthe a fermé son bâtiment, qui demeure vide de toute activité.
Aussi, soit Angers Loire Métropole augmente significativement les dessertes en bus, soit il faut conserver le QSL en centre-ville, en le dissociant de la Prison, comme c’est le cas dans plusieurs départements.