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Elu à 27 ans en 2007, et demeurant le plus jeune conseiller général de Maine-et-Loire, je ne partage pas la mode du "renouvellement" : Nous avons besoin de complémentarité entre les expériences, la rénovation en politique n'est pas une question de remplacement d'une génération par une autre, ce doit d'abord être un changement de pratique.

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Gregoy Blanc

 
 

 La période estivale s'annonce chaude. Au niveau du thermomètre bien évidemment, mais également au niveau des annonces budgétaires pour les ménages populaires et de la classe moyenne, comme pour les collectivités.

La situation du Pays -et de ses finances publiques- est inquiétante. Prendre des mesures est une nécessité impérative, tant notre Pays est en retard : depuis l'exercice budgétaire 2002, le déficit se creuse de manière continue, la dette progresse, et les recettes se tarissent. Depuis 2007, la crise et les choix politiques gouvernementaux ont renforcé l'affaiblissement des rentrées fiscales, sans être pleinement compensées par la diminution des dépenses de fonctionnement. Bref, la situation demeure critique.

 

Le gouvernement n'a donc plus le choix faute de quoi la note financière de la France sera dégradé, c'est-à-dire que nos taux d'intérêt augmenteront pour les mêmes sommes empruntées.

Mais là où le bât blesse, c'est que comme le dit très justement la Cour de Comptes, notre problème de déficit est d'abord un problème de recette et de faiblesse de l'impôt. Sans revenir sur ce point, nous continuerons d'aller dans le mur, quelque soit la taille dans les budgets d'allocations aux familles, aux personnes âgées, etc. si nous ne rectifions pas les coupes sombres effectuées dans les recettes fiscales.

Or, en s'enfermant dans la seule logique de coupe budgétaire dans les dépenses sans toucher à la loi TEPA (paquet fiscal), les écarts sociaux continueront de s'accroître d'une part en réduisant les prestations de soutien aux classes moyennes et populaires, d'autre part en permettant aux plus hauts revenus de toujours s'enrichir davantage.

Pendant ce temps, le Conseil général de Maine-et-Loire continue de "recentrer" (c-a-d faire moins) son action sociale, alors que c'est sa principale prérogative comme pour tous les départements, tout en continuant d'investir partout, dans tous les domaines, avec principalement des sommes vertigineuses dans le tourisme... au motif qu'il s'agit de création d'emplois. Mais le tourisme, n'est-ce pas une économie fonctionnant seulement 6 mois dans l'année?

Ainsi, à Trélazé, dans le cadre du projet de reconstruction de la Maison de retraite, le Conseil général n'apportera que 360 000€ d'aide à l'investissement sur un programme de près de 20 millions d'euros. Conséquence : les familles gagnant juste au-dessus des minima devront augmenter leur participation pour faire face à l'augmentation du prix de journée... Diminuer les aides nationales tout en obligeant à augmenter les tarifs au iveau local : oui les annonces estivales vont être chaudes pour les ménages des classes moyennes et populaires.

 

Sur tous ces sujets, et sur bien d'autres, je reste à votre disposition tout l'été. Vous trouverez à cet effet mes coordonnées sur ce site.

Bon été

Grégory Blanc

Mis à jour ( Samedi, 10 Juillet 2010 09:59 )